Gilles Loïc Djayep - Fondateur d'AfroESTP
Salut et
merci d’avoir accepté l’interview ! Quel est ton parcours ?
Bonjour, et merci de l’honneur que vous m’accordez d’apparaître sur votre blog.
Pour les activités extra scolaires, et notamment dans l’associatif, j’ai récemment co-présidé l’ESSEC consulting club, l’association qui promeut le métier du conseil en stratégie à l’ESSEC. Quand j’étais à l’ESTP, j’ai été Community manager du forum de l’école (le plus grand événement annuel de l’école) ; et surtout, en 2e année, j’ai lancé avec d’autres amis africains de l’ESTP, l’association AfroESTP, l’association de la promotion de l’Afrique au sein de l’école.
![]() |
| Les membres du bureau d'ESSEC Consulting Club |
![]() |
| La 37e édition du ForumESTP |
Pour quelles raisons as-tu créé AfroESTP ?
J’avais un double objectif en créant AfroESTP : (i) faire découvrir les cultures africaines aux autres étudiants de l’école, (ii) permettre aux étudiants et diplômés de l’école d’avoir accès à des opportunités de travail sur le continent africain. Sur le premier objectif, je trouvais qu’avec la diversité présente au sein de l’école, créer une telle association allait permettre aux étudiants de découvrir les cultures des africains de l’école. J’étais alors convaincu - et je le suis toujours - que découvrir la culture de l’autre est une véritable source d’enrichissement.
Sur le deuxième objectif, j’avais mis l’accent dessus car les étudiants peinaient à trouver des opportunités à l’international, or c’était nécessaire pour eux d’en trouver car c’était obligatoire d’effectuer 13 semaines à l’étranger pour avoir son diplôme. De plus, étant bien au fait de l’essor des projets d’infrastructures en Afrique, j’étais alors convaincu qu’il y aurait des opportunités pour les étudiants.
![]() |
| Logo d'AfroESTP |
Pourquoi
as-tu effectué une transition d'une école d’ingénieur à une école de commerce ?
Je crois réellement qu’on se développe
intellectuellement en gagnant en polyvalence, en diversifiant ses connaissances
donc, et en côtoyant des personnes différentes.
Ainsi, j’aimais l’opportunité qu’une école de commerce
m’apportait d’apprendre de nouvelles choses, moi qui avais eu jusque-là un
enseignement à dominante scientifique. De plus, l’école de commerce me
permettait d’avoir davantage de choix d’opportunités professionnelles. C’est
donc pour ces raisons que j’ai opté pour cette transition. Je suis alors
content d’y avoir appris de la finance, du marketing, de la négociation et
d’autres choses intéressantes (e.g., cours sur le luxe).
As-tu des conseils à donner aux étudiants qui aspirent avoir un parcours
similaire au tien ?
Le premier conseil que je donnerais c’est d’être persévérant. En effet les gens qui me côtoient savent à quel point il a souvent été (très) compliqué pour moi de trouver des stages. Aujourd’hui j’ai peut-être un CV intéressant, mais derrière ça, se cache un nombre incalculable de refus, et de périodes compliquées.
Ce qui m’amène au 2ème conseil : il
faut croire en vous et en vos chances. Les gens aux postes que vous visez ne
sont pas des extraterrestres, dites-vous que aussi vous pouvez le faire. Même
si vous évaluez à 1% vos chances de succès, c’est déjà assez, tentez votre
chance. Ne vous mettez pas de barrière, ne soyez pas la première personne à
vous dire non.
Ensuite, je dirais de ne pas hésiter à échanger avec
d’autres personnes, l’information c’est vraiment la clé. Par exemple, n’hésitez
pas à contacter des gens (sur LinkedIn par exemple) pour échanger avec eux sur
leur métier et ce qu’ils font concrètement. Les gens aiment bien parler d’eux,
ils vous accorderont du temps si vous demandez gentiment. Qui sait, c’est peut-être
ainsi que vous trouverez le travail qui vous passionnera.
Envisages-tu
de travailler sur le continent (l'Afrique) ?
Oui j’aimerais travailler sur le continent et ainsi contribuer à mon échelle, au développement du continent. C’est pour cette raison que j’ai rejoint le bureau d’Afrique francophone de McKinsey à Casablanca qui accompagne des entreprises et des gouvernements du continent sur leurs différentes problématiques. J’y vois alors là l’opportunité de travailler sur des sujets variés qui auront un impact direct sur le continent.
Un mot pour la fin ?
Entrainement difficile, guerre facile.
DIABY Mohamed Lamine









Commentaires
Enregistrer un commentaire